Pourquoi je regrette d’avoir pris la péridurale…

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Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, je vais vous parler de mes accouchements!
Et surtout, du regret (et de la frayeur) que j’ai eu, pour ma petite louve, d’avoir choisi de prendre la péridurale…

Lorsque j’ai accouché, pour la première fois, de mon louveteau, j’ai été déclenchée…
Le déclenchement au tampon propess, c’est douloureux… Très douloureux même…
Je ne crois pas être douillette, mais là, clairement, j’en ai vomi de douleur, et j’ai broyé les doigts de mon cher et tendre en l’engueulant (après tout, c’était aussi de sa faute si il y avait un bébé dans mon ventre, et c’était très injuste que ce soit à moi seule de le faire sortir!)
Je n’en suis pas très fière, mais je me rappelle vaguement avoir râlé que je ne voulais plus du morpion dans mon bidon, et que je n’en voudrais sûrement pas d’un autre!

Bon, finalement, après une trentaine d’heures à contracter pour rien et à me tordre de douleur, j’ai fini par être suffisamment dilatée pour qu’on puisse me poser la péridurale…
Autant vous dire que je ne me suis même pas posée la question! Envoyez la sauce!
Et là, quel bonheur! Une anesthésiste qui me pique sans que je ne sente rien, la péri super bien dosée (je ne sentais plus la douleur, mais j’ai senti bébé sortir, et j’ai pu pousser correctement : en 3 poussées, c’était fini)…
Et puis comme mon louveteau était un sacré bébé (+ de 4kg hein, faut pas l’oublier), j’ai eu une charmante épisio (oh ça va, ça va bientôt faire un an qu’on se connaît, on peut parler de choses intimes hein ;)), du coup, j’ai trouvé ça assez chouette de ne rien sentir pendant qu’on me recousait…

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Alors quand le terme de la petite louve est arrivé, je ne me suis pas trop posée de question… Je voulais la même péridurale!

Pourtant, l’accouchement ne se présentait pas du tout de la même manière!
A 10 jours du terme, j’en avais un peu assez, j’avais des contractions qui s’arrêtaient et me faisaient des frayeurs un peu trop souvent à mon goût, j’avais fait tous mes carreaux…
Bref, j’en avais marre, du coup, j’ai décidé de lui donner envie de sortir en allant marcher (beaucoup). Nous sommes donc allés à Disney Village (bah oui, c’est le QG familial) avec le grand Loup et le petit Loup, et on a crapahuté dans tous les coins et recoins derrière les hôtels, on a fait de la balançoire tape-cul…
Et vers 19h, on est rentré à la maison…
Premières contractions dans la voiture (je n’y croyais pas trop, vu que j’avais déjà eu ça 3 fois dans la semaine). On rentre à la maison, je prends une douche pour voir si ça passe… Ça ne passe pas… C’est de plus en plus régulier, alors j’appelle ma maman, en lui disant qu’on va aller faire un tour à la maternité, mais que je n’y crois pas trop… On lui dépose le loulou et on y va.
Contractions toutes les 3 minutes, mais peu douloureuses.
On arrive, la maternité est vide! On est tout seuls… La sage femme m’examine, elle est optimiste et m’annonce que ce sera pour ce soir (je suis dilatée à 1, alors je ne m’emballe pas, je me rappelle la première fois…). Il est 22h.

Une heure après, elle me dit que je suis à 3, et qu’on va pouvoir poser la péridurale, si je la souhaite.
J’accepte, me rappelant soudain tout ce que j’ai enduré la première fois…

Et là, c’est le début du calvaire…
L’anesthésiste me loupe deux ou trois fois, chaque piqûre me fait terriblement mal… Ensuite, elle dose le produit, mais s’y reprend à 4 fois… J’ai mal, je sens le liquide froid passer un peu partout dans mon corps, je me rallonge, le dos douloureux.
Et je me sens partir.
C’est le moment que choisi mon gynéco pour arriver (heureusement, c’était lui de garde ce soir-là). Je lui explique que je me sens très mal, que j’ai la tête qui tourne…
Il me met sous oxygène (je vous raconte pas la tronche paniquée de mon grand Loup qui essaye de faire comme si tout allait bien, mais qui au final m’angoisse encore plus…).
Le cœur de ma petite louve ralentit. Il passe de 140 à 70 en une seconde, puis remonte tout doucement… La sage femme me place sur le côté, ça a l’air de plaire à ma petite louve, mais l’étrier qui maintient ma jambe n’arrête pas de tomber…
Ce sont les minutes les plus longues de ma vie… Je suis en panique, j’ai l’impression d’être dans un rêve, ou plutôt dans un cauchemar… Ma tension remonte, le cœur de ma puce aussi, mais plus lentement.
Finalement, mon col s’est dilaté de 3 à 7 en 15 minutes, ce qui a provoqué une chute de tension (mais la dilatation semble s’être emballée à cause de la péri…).

Une fois que tout est revenu à la normale, c’est le moment de pousser, mais je ne sens plus rien… La péridurale est trop dosée. Je pousse quand on me dit de pousser, machinalement, sans rien sentir…
Finalement, la puce sort au bout de 6 poussées. Il est 00h08…
Mais elle est descendue tellement vite qu’elle a avalé du liquide amniotique et a du mal à respirer…
Les sage-femmes (oui, j’en ai eu 2, comme elles n’étaient pas occupées, elles étaient venues discuter, et sont restées toutes les deux pour s’occuper de nous) l’intubent, et de nouveau, on a l’impression d’être dans un cauchemar. On l’entend hoqueter, on les voit à 2 sur un si petit bout de chou, avec un immense tube dans sa gorge…
Elles me la ramènent, mais ça ne va toujours pas… Alors elles recommencent… Encore deux fois… Elles me la ramènent encore, et cette fois-ci, pour de bon!

Mais quel stress… Alors forcément, la première question que je me suis posée était : « Et si je n’avais pas pris la péridurale ? » Après tout, les contractions étaient plus que supportables, et en plus, je n’ai pas eu d’épisio…
Je ne sais pas si ça se serait mieux passé sans anesthésie, mais au moins, je n’aurais pas culpabilisé d’avoir mis ma fille en danger…

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Et par ici, lesquelles parmi vous ont fait le choix (ou le non-choix) d’accoucher sans péridurale? Ou si vous avez eu une péridurale, comment ça s’est passé pour vous? Vos expériences m’intéressent!

34 Commentaires

  1. pour mon 1er je voulaiis un accouchement naturel sans peridurale. j avais d ailleurs ete dans une maternité amis des bebes et suivi une prépa par haptonomie. tout se passait bien jusqu’au moment ou ils ont voulu percer la poche des eaux car le travail stagnait etj en etais a 10:00 de travail….. ne sachant pas a quoi m attendre j ai demandé la péridurale…. ce qui m a permis de dormir un peu car j ai encore eu 8:00 de travail pour accoucher d un sumo..
    pour ma seconde accouchement en moins de 30 min et a la maison……

  2. J’avais fais un article pour raconter mes 2 accouchements, j’ai eu la péri pour mes 2 bébés, pour le premier j’ai tenu de 18h à 12h à la mater sans péri et la sage femme m’a dit que je ne tiendrais jamais et m’a conseillé de la prendre. Pour mon 2ème j’ai tenu jusqu’à 7cm de dilatation et là c’est mon gynéco qui m’a dit que c’était plus sympa avec la péri car on a toujours le sourire sauf q’eulle n’a pas bien fonctionné, pendant 30mn j’ai eu des contractions d’un seul côté et c’était pire que tout car je m’attendais à être soulagée mais j’ai regretté, en plus pas d’épisio ni déchirure mais rien que pour le placenta je suis contente de l’avoir eu 😉

    • J’avais pas pensé au placenta tiens 😉
      Quand ça ne marche que d’un côté, ça doit vraiment être hard comme sensation…
      Et j’imagine bien que ça doit être très dur à vivre, comme tu le dis : tu t’attends à être soulagée, mais en fait non, donc en plus de la douleur, il y a la déception et l’obligation de se résigner…
      Dur dur!

  3. Bon alors déjà j’ai envie de te dire de ne pas culpabiliser… Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire mais il y a eu visiblement un souci après la pose et tu n’y es pour rien.
    En revanche je voulais juste préciser une chose : en cas de déchirure ou d’épisio meme sans péridurale on est quand meme anesthésié localement (un peu comme chez le dentiste tu vois ?). Ca a été mon cas et je n’ai vraiment rien senti (au moment d’etre recousue pas avant hein 😉 ).

    • Merci, oui, c’est plus facile à dire 😉
      Ah, je n’étais pas sûre pour l’épisio, du coup je n’ai pas osée m’avancer… Certaines de mes copines ont eu une épisio sans péri, mais elles m’ont juste dit qu’elles n’avaient rien senti car elles étaient trop occupées à admirer leur bébé (je vais pouvoir leur dire d’arrêter de crâner alors :p)

  4. Oh mais non, il ne faut pas culpabiliser ! RIEN n’aurait pu laisser présager que ça mettrait le bébé en danger. C’est malheureusement l’incompétence de l’anesthésiste qui est en cause ici… Mais je pense honnêtement que tu n’as pas à t’en vouloir. L’important c’est que vous alliez bien toutes les deux maintenant :)
    Mon premier accouchement (et le seul so far, c’était y’a deux mois et demie en même temps^^) s’est passé un peu comme le tien, péri toute douce qui m’a permis de bien ressentir la sortie du p’tit lardon. Sensation à classer dans le top 3 des plus bizarres de toute ma vie, au-dessus du Rock’n’Roller Coaster de Disney!

    • Oui, c’est vrai, c’est le plus importatn!
      Félicitations alors pour ton accouchement récent! :)
      Et oui,c’est vraiment extra de pouvoir ressentir la sortie du loulou, mais sans douleur! Je pense que je n’oublierais jamais cette sensation! (Et ça m’a terriblement manqué la deuxième fois!)

  5. Je te trouve bien sévère avec toi même!! Impossible de savoir comment les choses vont se dérouler, l’intensité des contractions, les complications qui peuvent apparaître… Tu n’es pas devin, tu ne pouvais pas savoir!
    😉

    • C’est vrai, mais avant la pose, je gérais assez facilement les contractions. Je pense que si ça avait été mon premier accouchement, je n’aurais pas choisi la péri. Là, j’avais le souvenir d’une anesthésie idyllique (et comme l’anesthésiste m’avait dit que c’était hyper facile sur moi, car elle sentait très bien l’endroit où piquer, je m’étais naïvement dit que ce serait pareil la deuxième fois).
      Mais effectivement, je ne pouvais pas deviner les complications, et peut-être que d’autres seraient apparues sans la péri…

  6. Comme toi, j’ai eu une péri hyper dosée, je ne sentais plus rien, impossible de pousser efficacement et ça a fini en césarienne. Comme toi j’ai beaucoup culpabilisé, mais il faut se dire qu’on ne peut pas savoir, que ça aurait peut être été différent mais pas forcément en bien, et surtout qu’on fait ce qu’on peut le moment venu, ça n’empêche pas qu’on est des supers mamans :-) !

    • Tu as bien raison! Ca ne nous empêche pas d’être de supers mamans 😉
      C’est sûr que quand on ne sent rien du tout, c’est super difficile de pousser correctement!

  7. J’adore lire les récits d’accouchement! Le tien était épique! Beau témoignage :-)

    • Haha, merci! Je ne sais pas si épique est le terme adéquat, mais pourquoi pas 😉
      En même temps, pour avoir lu les tiens, je trouve que les miens étaient plutôt softs :)

  8. ça fait réfléchir…

    Pour mon premier, je voulais tenter sans et puis comme il est arrivé prématurément et que jusqu’au bout il y a eu un risque de césarienne en urgence, alors on me l’a posé sans vraiment me donner le choix. Au final tout s’est bien passé (même si un côté était plus endormi que l’autre ^^) Du côté droit je ressentais encore un peu les contractions et je savais quand pousser.

    Pour ce deuxième bébé, je pense prendre à nouveau la péridurale car j’ai apprécié le fait de ne rien sentir lorsque j’ai eu droit aux forceps et à une épisiotomie qui m’a été recousue avec soin pendant une demie heure… En plus, trop peur que ça se finisse en césarienne et que l’on m’endorme totalement. Je ne voudrais pas louper mon accouchement…

  9. Tu n’as pas à culpabiliser : un l’anesthésiste, c’est râter, c’est pas de bol, ça arrive, deux tu n’aurais peut-être pas dilaté aussi vite sans péridural …
    Pour mon premier accouchement, j’ai eu un très long faux travail, heureusement non douloureux après la perte des eaux, à tel point qu’ils m’ont proposé la péridural à peine dilaté car ça faisait 12h depuis la rupture, comme j’étais bien, j’ai préféré marcher (et accessoirement mettre FeuFolet dans le bon sens puisque mon faux-travail était du au fait qu’il était de traviole) … Et là, j’ai compris ce qu’était une contraction XD. Le temps que l’anesthésiste arrive, j’avais bien avancé niveau dilatation donc la suite de l’accouchement a été toute douce, une vrai plaisir (au point de dire à mon mari que je recommençais quand il voulait à peine le bébé sur le ventre).
    Là, je dois accouché de n°2 d’ici quelques semaines et mon idée est si ça va vite et pas trop douloureux, on tente le sans péridurale, mais je ne l’enlève pas des possibilité de soulagement (en espérant que ce soit aussi doux que pour mon premier) 😉

    • Oui, c’est sûr qu’elle s’est bien loupée, l’anesthésiste… (En plus, elle avait un tic aux yeux pendant qu’elle m’injectait le produit, ça me stressait encore plus ^^)
      Et je suis persuadée que j’aurais dilaté moins vite sans la péri, c’est bien ça qui m’embête :)
      Mais oui, dans l’absolu, la péri reste quand même une super solution pour nous soulager… Je ne la regrette pas du tout pour mon premier!

  10. J’ai pas eu le choix dans mon cas la peri était obligatoire, mais je l’aurais choisie de toutes façons, j’avais vraiment trop mal et sans elle j’aurais trop paniqué pour avoir un accouchement serein. Elle a été bien posée, fortement dosée mais ça ne m’a pas dérangée… Bref je regrette pas! Le problème n’est pas la peri mais l’anesthésiste… :/

  11. J’ai toujours entendu dire que les déclenchements faisaient des accouchements plus long et avec un travail plus long une douleur plus grande. Tu aurais peut-être attendu plus longtemps sans cette première expérience ? Mais c’est surtout que ta péridurale a été raté par l’anesthésiste, tu ne pouvais pas prévoir ça !! Tu ne peux pas t’en vouloir pour ça ! Vous avez été sa victimes, heureusement plus de peur que de mal, mais c’est comme si tu te reprochais de manger du poisson après avoir eu la gorge coincée par une arête !

    Ici on m’avait bien fait peur et je m’en fichais de sentir passer la chose ou pas, donc quand j’ai commencé à avoir mal j’ai préféré demander avant qu’il ne soit trop tard. Et au final ça a juste permis d’envoyer la sauce pour la césa en urgence juste après.

    • Oui, je crois aussi que si mon deuxième accouchement avait été le premier, je n’aurais pas demandé la péri, car je n’aurais pas eu ces souvenirs douloureux…
      Mais tu as raison, on ne peut pas prévoir (mais c’est difficile de ne pas culpabiliser quand même ;))
      Oui, cette question de la césa m’a également incité à prendre la péri, au cas où…

  12. Bonjour,

    Ayant entendu de nombreuses amies qui avaient eu des péridurales ratées, je ne voulais pas en avoir. Et, j’ai eu la chance de pouvoir accouché SANS péridurale pour chacun de mes 3 enfants.
    Pour le premier, arrivée à 0 h 28 devant les portes de la maternité, naissance à 0 h 40 !!!! Donc, pas le temps de me demander si je voulais une péridurale…, pas de pose d’étriers, ni de monitoring… Épisiotomie, vu la vitesse de l’expulsion du bébé en une seule poussée. Anesthésie locale pour recoudre, complètement inefficace, car j’ai senti tous les points.
    2ème accouchement, la sage-femme voulait me percer la poche des eaux pour accélérer l’accouchement. J’ai refusé en lui expliquant que, vu la vitesse de mon premier accouchement, la naissance arriverait assez vite. Ce qui s’est confirmé puisqu’ensuite, elle me demandait de ne pas pousser car ça allait trop vite ! On ne m’a pas proposé la péridurale. J’ai dû arriver trop tard pour qu’elle puisse être posée. Je ne l’ai pas demandée.
    C’est mon 3ème accouchement qui fut le plus long : naissance à peine une heure après mon arrivée à la clinique ! A nouveau, on ne m’a pas proposé la péridurale. J’ai eu une petite déchirure. La sage-femme a demandé à mon mari de mettre le liquide anesthésiant pour me recoudre !!!! Il ne s’est même pas lavé les mains pour ce geste, il était tel qu’il était parti de la maison !!!! Au cours de mon séjour dans cette clinique, pas une seule fois, la plaie recousue n’a été regardée par un membre du personnel médical, ni désinfectée. Je pense que j’avais une bonne fée qui a veillé sur moi et a évité que j’attrape une infection.

    Je vous souhaite un meilleur futur accouchement.

    Cordialement.

    • Et bien! Que des bébés express! C’est plutôt chouette je trouve :)
      Hallucinant quand même pour le 3e… Effectivement, merci la bonne fée, pas très pro dans cette clinique… (En même temps, entre mes deux accouchements, j’ai déjà trouvé que les conditions s’étaient fortement dégradées…)
      A priori, pas de futur accouchement prévu, on devrait s’arrêter à 2, mais merci quand même :)

      • Oui, c’est assez confortable d’avoir accouché aussi vite même si, pour le premier, j’ai l’impression de ne rien avoir vécu tellement ce fut rapide. J’ai quand même « savouré » d’avoir souffert aussi peu de temps ! Je craignais de mettre autant de temps que l’une de mes cousines : 23 h ! Je n’ai même pas le souvenir d’avoir entendu crier mon bébé tellement tout s’est enchaîné à toute vitesse…
        J’attendais donc avec impatience les premiers cris de mon 2e enfant mais je n’ai rien entendu car j’ai accouché d’une schtroumpfette, elle avait deux tours de cordon autour du cou et était donc toute bleue. La sage-femme est rapidement sortie, avec ma fille, sans rien me dire pour s’occuper d’elle. Mon mari s’est évanoui à la vue de notre fille, il a cru qu’elle était morte. Du coup, dans sa chute, il s’est ouvert la tête (je l’ai appris après). La jeune aide puéricultrice l’a pris en charge et conduit au service des urgences. C’était au milieu de la nuit. Je suis restée seule en salle d’accouchement… et j’ai prié… Tout s’est arrangé ensuite. Notre fille déborde de vitalité et use toute la famille…
        Hélas, cette maternité dans un hôpital public a fermé et j’ai dû accoucher dans une clinique privée, pas renommée, pour mon troisième enfant. Vu ma vitesse pour accoucher, je ne pouvais pas aller ailleurs car les autres maternités étaient trop éloignées.
        Oui, le personnel n’était pas pro du tout dans cette clinique.
        Mon rêve était d’accoucher à la maison car je redoutais la sur-médicalisation de mon accouchement mais la fin aurait pu être tragique pour mon 2è enfant…

        • Ohlala! Quelle épopée ce deuxième accouchement! C’est vraiment pas banal!
          C’est dommage que cette maternité ait dû fermer…
          C’est sûr qu’on ne peut pas toujours choisir le lieu qui nous convient le mieux… Surtout dans ton cas, d’accouchements express!

  13. J’ai oublié de préciser qu’on voulait me déclencher mon 2è accouchement , le lendemain du terme. J’ai bataillé en refusant car je savais que j’allais déguster au niveau douleur. Mon enfant est né à terme + 3 jours, naturellement.

    • Oui, je pense que c’est une bonne idée d’avoir refusé… Après tout, bébé sort quand il est prêt!
      Moi, j’avais vraiment peur que si on attende, je sois obligée de passer par césarienne (à la dernière écho, la nana m’a effrayé, choquée de voir la taille et le poids du bébé à ce stade de la grossesse…)

      • Oui, je voulais que mon enfant sorte quand il voulait.
        Mes bébés n’étaient pas gros donc on pouvait attendre.
        On m’a hospitalisée le soir du terme de mon 2è enfant car vu la vitesse d’accouchement de mon premier enfant, le personnel redoutait que j’accouche à la maison (mon rêve mais pas celui de mon mari) ou durant le trajet. J’avais fait une petite hémorragie pour le premier. Au fur et à mesure des accouchements, le risque de saigner augmente et le temps de l’accouchement est censé diminuer… De plus, des contractions étaient dessinées sur le monitoring avec des pics qui dépassaient le graphique !!! On me disait que l’accouchement était imminent. Je ne ressentais strictement rien. Le personnel ne m’a pas crue et m’a gardée, contre mon gré. C’était un lundi soir.
        Mardi matin, le monitoring montre une chute du rythme cardiaque du bébé, je me sens mal, à moitié évanouie. On me dit qu’il faut vite descendre en salle d’accouchement. On me fait descendre les escaliers prétextant que ce sera plus rapide que l’ascenseur ! On me parle de césarienne…, j’ai le moral dans les chaussettes et puis, finalement, le bébé reprend un rythme cardiaque normal et je reprends de la vitalité après avoir eu l’oxygène.
        Mon gynéco arrive et me demande ce qui se passe. Depuis la veille au soir, je suis comme un lion en cage, ne supportant pas d’être hospitalisée alors que je ne me sens pas du tout prête à accoucher. Je ne mâche pas mes mots et je lui réponds : « Je n’en peux plus, depuis hier soir, on me dit que je vais accoucher alors que je ne sens rien. Je sais que ce n’est pas imminent. Je n’ai rien mangé depuis hier midi car vous me dites que je vais bientôt accoucher. Cela vous étonne que je m’évanouisse alors que je n’ai rien dans le ventre depuis presque un jour ? » Il a compris et m’a renvoyé dans ma chambre en demandant au personnel de me donner à manger. De retour dans ma chambre, j’ai tout dévoré (notamment une demi-baguette) me disant que c’était au moins ça de pris, et craignant qu’on me remette à nouveau à la diète… Avec le recul, je pense que la diminution du rythme cardiaque de ma fille était dû au fait qu’elle était sans doute déjà en train de se mettre le cordon ombilical autour du cou…
        Et les graphiques avec des pics de contractions ont continué tout au long de la journée… Mercredi, je continuais de réclamer à rentrer à la maison. Je souffrais (mentalement)… On m’a fait x décollements du col utérin et je continuais de refuser le déclenchement de l’accouchement. Puis, changement de discours, s’il n’y a plus de contractions sur l’enregistrement, on vous laisse rentrer chez vous. Et, à la mi-journée, il n’y avait plus de contractions sur le graphique ! Le personnel a tenu sa promesse et m’a laissé partir en me disant : « attention, on vous laisse rentrer mais soyez bien consciente que vous êtes très proche d’accoucher et vu vos antécédents, venez dès que vous ressentez une contraction, n’attendez pas ! ». Oui, j’étais bien consciente de tout ça. Dans la nuit du mercredi au jeudi, je me suis réveillée, sans douleur. Mais, je me suis dit « si je me réveille, c’est que j’ai dû ressentir une douleur ». J’ai réveillé mon mari et nous sommes partis. La suite a été racontée ci-dessus.
        Ensuite, j’ai repensé aux propos de la sage-femme pendant la préparation à l’accouchement : « Pour qu’une femme accouche, il faut d’abord qu’elle soit prête à accoucher ! » Cela paraît assez évident mais je ne pensais pas que mon mental, fort, serait autant présent pour mon accouchement.
        Je suis heureuse, après coup, que le personnel médical (surtout mon gynéco) ait fini par comprendre que j’avais besoin de retourner à la maison et de venir, de moi même, à l’hôpital au moment où je me sentais prête pour accoucher.
        Je vous ai raconté tout cela pour expliquer que les machines ne reflètent pas toujours ce qui est ou ce qui va se passer. Le monitoring du lundi en fin d’après-midi annonçait un accouchement imminent et ma fille est née le jeudi à 0 h 55.
        Je ne mentais pas quand je disais que je n’avais aucune contraction. Le personnel a cru que je mentais ou que je ne les ressentais pas. Il est probable que j’ai un seuil de douleur assez élevé. Mais, la médecine et son matériel ne peut pas TOUT expliquer…

        Bon courage et plein de bonheur aux futures mamans. Je souhaite à toutes d’accoucher aussi vite que moi.

        • Et bien! Ce second accouchement était définitivement épique! Du début à la fin!
          C’est clair que les machines ne reflètent pas toujours la réalité.
          D’ailleurs, pour ce qui est des monito, je ne comprenais pas pourquoi, sur les appareils de contrôle les jours avant l’accouchement, les pics étaient très élevés, alors que je ne sentais quasiment rien, alors qu’avant l’accouchement, j’avais terriblement mal, et les pics étaient très faibles.
          Le personnel médical m’avait expliqué qu’il ne fallait pas du tout se fier à la hauteur du pic, car tout dépendait du réglage. Donc des contractions infimes, sur un appareil réglé à un niveau ultra sensible, révèleront de grosses contractions, alors qu’en réalité, ce n’est pas le cas…
          En tout cas, tu as bien fait d’insister! Ce n’est pas toujours évident de tenir tête au personnel médical…

          • Bonsoir,

            Merci pour les précisions sur le réglage des monitorings. Je n’en avais jamais entendu parler.

            Oui, je confirme que ce n’est pas facile de tenir tête au personnel médical.

            Cordialement.

  14. Premier accouchement avec péridurale… qu’on m’a imposée parce que ma fille arrivait par le siège… Comme toi, elle était beaucoup trop dosée, je ne sentais rien du tout, on aurait pu me couper les 2 jambes, je n’aurais rien senti ! Tout ça parce qu’ils (les médecins, sages-femmes, infirmiers, anésthésistes… et tous les autres qui sont passés dans la salle d’accouchement à ce moment-là, et il y en a eu !) pensaient vraiment me faire passer sur le billard pour une césarienne.
    Ce fut un accouchement très douloureux psychologiquement parlant, car ça ne ressemblait pas du tout à l’accouchement que je voulais, le plus naturel possible.
    Du coup, pour le deuxième, j’ai voulu accoucher en maison de naissance, donc sans péri… j’ai eu quelques péripéties pour cet accouchement aussi, mais j’ai accouché sans péri !! Et c’était super ! Ca fait mal… mais c’était super !
    Et ne culpabilise pas pour tes accouchements. L’essentiel c’est que tes enfants aillent bien :)

    • Ah ca, les césariennes à gogo… J’ai la chance d’avoir un gynéco qui ne pratique que très peu de césa, il retourne les sièges, il tente toujours par voie basse avant d’envisager la césa…
      C’est chouette que tu ais trouvé un endroit plus à l’écoute de tes envies la seconde fois!

  15. Bonjour,

    Je sais que cet article date un peu mais je souhaite partager mon expérience.
    Je n’ai pas eu le choix pour la péridurale qui a été utilisée comme traitement. Mes contractions naturelles n’étaient pas assez efficaces et mon col bien trop tonique ne voulait pas se dilater (bloqué à 4 pendant plusieurs heures). La péridurale a permis la dilatation du col et de me faire accoucher naturellement.
    Je n’ai jamais su si l’anesthésie était trop dosée ou pas. Pendant l’accouchement je ne sentais presque plus mes contractions mais il faut dire qu’elles n’étaient pas douloureuses ni flagrantes avant la péri. J’ai senti le bébé sortir mais c’était assez atténué. Juste après j’ai fait une hémorragie et la SF a dû intervenir en faisant une révision utérine. Et là, alors que j’étais encore anesthésiée j’ai trouvé ça extrêmement douloureux à la limite du supportable. Tout cela reste un grand mystère pour moi …
    Je regrette un peu de ne pas avoir eu plus de sensation à l’accouchement mais je n’ai pas eu le choix et la révision utérine a déjà été très douloureuse avec la péri.

    Chaque accouchement est différent et ne se passe pas forcément comme on aimerait. Il n’y a pas de concours à celle qui a le plus supportée la douleur ou a eu le plus de sensations. Il n’y a pas de diplôme à celle qui accouche sans péri,… L’important est d’avoir pris les bonnes décisions pour sa santé et celle de son bébé. Ce qu’on a vécu est toujours unique …

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