Pourquoi il dit pourquoi?

Elle est revenue! Cette fameuse période du « pourquoi? »
Bon, en fait, elle n’avait jamais disparu totalement, mais je dois quand même admettre que mon petit loup utilisait moins ce terrible adverbe (Rappelez-vous, je vous faisais un petit topo de mes misères par ici…).

Mais depuis quelque temps, les questions commençant par « Pourquoi? » se succèdent à nouveau à une vitesse folle!

Alors moi aussi, je me demande Pourquoi?
Oui! Pourquoi il dit pourquoi?

J’ai plusieurs hypothèses :

Il veut tester ma culture générale (en fait, il me fait passer un diplôme en secret!)

200Il adore la sonorité de ce mot.

200 (1)Il essaie de gagner du temps pour (au choix) : ne pas aller se laver, ne pas aller se coucher, ne pas ranger ses jouets…

200 (2)Il adore entendre le son de ma voix et ne veut pas que j’arrête de parler.

200 (3)Il est rayé.

200 (4)Il a trop regardé Peter Pan.

 

Bon… Sinon, il y a le fait qu’il construit sa personnalité, il se créé des repères pour se rassurer sur tout ce qui l’entoure… C’est important pour son développement et tout et tout…
MAIS… Des fois c’est super relou quand même!

Bah oui! Parfois, je n’ai pas envie de répondre à 15 questions à la suite… Surtout que désormais, contrairement à sa première période, il ne se contente pas d’une réponse simple. Si je n’ai pas assez approfondi, il enchaîne avec un « Et pourquoi? »

Mais bon, comme il paraît que c’est important pour qu’il grandisse bien, qu’il ne devienne pas un sociopathe-psychopathe, j’essaie malgré tout de suivre, en respectant ces quelques conseils…

  • Répondre à tous ses pourquoi, quand je le peux. Le plus clairement possible
  • Ne pas mentir! Oui, même face aux questions gênantes.
    Après tout, de la manière dont on va répondre dépendra en partie la manière dont il verra les choses… Alors autant être honnête. C’est normal qu’un enfant s’interroge sur les enfants qui ne sont pas de la même couleur que lui, sur les personnes âgées (celles qui ont, je cite « la peau toute fripée »). Donc il n’y a pas à être mal à l’aise lorsqu’il s’agit de répondre à ces questions.
  • J’ai le droit de ne pas savoir quelque chose! Admettre qu’on ne connaît pas la réponse, c’est aussi un peu rassurant pour l’enfant. Et puis comme ça, on peut chercher ensemble (et ça permet au loulou de commencer à comprendre comment il peut trouver les réponses à ses questions seul).
  • Faire attention aux termes qu’on emploie. Petit exemple tout bête : si un proche décède, il vaut mieux éviter de lui dire qu’il est parti, sinon le petit loup aura peur à chaque fois qu’on partira… Il vaut mieux utiliser le terme adéquat, plutôt que d’essayer de l’enrober dans quelque chose de plus dramatique.
  •  User et abuser du « à ton avis? » Et répondre à sa question en partant de sa perception.
  • Et surtout, ne pas trop lui monter à quel point ça peut nous gonfler, parfois, tous ces pourquoi! (Pas parce que ça pourrait lui faire de la peine hein, soyons claires! C’est surtout parce qu’un enfant est toujours un peu sadique, et il pourrait prendre un malin plaisir à nous asséner 3 fois plus de pourquoi que d’habitude, juste parce qu’il voit que ça nous saoule…).

Et vous, comment vous gérez (ou avez géré, si vous avez la chance d’en avoir fini avec cette période :p)

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