Non, je ne taperai pas mon enfant ! [Journée de la non-violence]

Aujourd’hui, c’est la journée de la non-violence éducative.
Je ne voulais pas passer à côté, donc j’ai décidé d’apporter ma petite contribution à cette journée, avec cet article!

Ceux qui me connaissent le savent, j’essaye le plus possible d’élever mes enfants en suivant des principes d’éducation « positive », je vous en parlais d’ailleurs dans cet article.

Je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas tous les jours facile. Avec le boulot, la fatigue, les 2 loulous à gérer, il m’arrive, trop souvent à mon goût, de crier sur mes louveteaux… Et je déteste ça! Je me sens terriblement mal, et comme en plus ils n’en ont pas l’habitude, je me rends bien compte que quand ça arrive, je les effraie… C’est le plus terrible d’ailleurs!

Ce sont surtout les cris, qui sont difficiles à éradiquer pour moi. Car les humiliations, les insultes, ce n’est pas dans mon caractère. Les punitions, à part l’envoyer se calmer au coin, comme je l’expliquais dans l’article cité plus haut, nous n’y avons pas non plus recours…

Les fessées, c’est également assez facile de ne pas en donner…
Sauf une fois
Il y a eu un dérapage…
Elle est partie toute seule.
Le petit loup était énervé, n’arrivait pas à se calmer, donc nous l’avons envoyé se calmer… Mais au lieu d’y aller comme à son habitude, il nous a sorti « je vais vous déchirer ». La fessée est partie toute seule, pas forte du tout (oui, je sais, c’est l’excuse pourrie par excellence de ceux qui mettent des fessées…). Mais malgré tout, il y a eu fessée…
Aussitôt, le louveteau s’est mis à hurler, pas des hurlements de colère, ou de comédie. Pas de douleur non plus, même s’il nous a dit que ça faisait mal. Non, c’était la panique, il ne comprenait pas, nous qui sommes là pour le protéger, on lui avait fait du mal…
Et bah je peux vous dire qu’on s’est senti encore plus mal que lui.
Nous avons beaucoup discuté après ça, en lui expliquant que ce n’était pas bien ce qu’on avait fait, qu’il avait exagéré avec ses propos et nous avait blessé, du coup on avait eu une réaction inappropriée (oui, on lui a dit nous, car même s’il n’y en a qu’un d’entre nous qui a mis la fessée, on s’est tous les deux sentis responsables).
Maintenant encore, il nous en parle de cette fameuse fessée…

Mais hormis ce dérapage, c’est une résolution plutôt facile à tenir. Et je suis ravie d’une chose, c’est que mon grand loup m’ait suivi dans ma démarche, car avant que nous devenions parents, il considérait qu’une fessée, ce n’était pas bien méchant.
Maintenant, c’est le premier à justifier notre choix devant des proches!

 

Et justement, c’est de ces justifications que j’aimerais parler.
Car lorsqu’on est contre les fessées, on est très souvent considéré comme laxiste!
Comme si ne pas frapper son enfant était une marque de faiblesse… Au contraire, je reste persuadée que frapper son enfant EST une marque de faiblesse!

slogan-pourquoi

Ce slogan résume bien ce que je pense. Sur n’importe qui d’autre, un adulte ou un animal, il n’est pas acceptable d’avoir ce genre de geste. Pourquoi cela serait bon pour un enfant?
Alors oui, parfois nous sommes à bout de nerf, épuisés, à court d’argument, exaspérés… Mais il n’empêche! Nous sommes des adultes, nous avons choisi d’avoir un ou des enfants! C’est notre responsabilité de veiller sur lui, de lui permettre de grandir dans un environnement sain et sécuritaire!

J’entends déjà les adeptes de la fessée me répondre que « les générations précédentes ont grandi avec des fessées, et elles ne s’en sont pas si mal tirées! »
Ok, mais quand on voit l’état du monde actuel, on peut peut-être se dire qu’on n’a pas fait les choses aussi bien que ça non?
Bon, ne vous inquiétez pas, je ne mets pas toute la misère du monde sur le dos des parents qui ont mis des fessées, mais à y bien penser, peut-être que si les générations précédentes avaient grandies avec un peu plus de bienveillance et moins de violence, le monde serait un peu plus bienveillant ?

Bref, je ne crois pas être laxiste, bien au contraire! J’essaye d’inculquer mes valeurs à mon fils, mais au lieu d’essayer de lui imposer ma vision en le « dressant », je préfère l’amener à penser par lui-même, à distinguer seul ce qui est bien de ce qui est mal…

Je suis loin d’être parfaite, j’ai encore beaucoup d’efforts à faire pour m’améliorer en tant que maman, mais une chose est sûre, je ne veux pas céder à cette violence ordinaire!

 

2 Commentaires

  1. Nous avons le même type d’éducation pour nos enfants… Jamais de fessée ! Mais parfois on crie.. trop sûrement.. surtout moi ! Et je n’aime pas ça, mais bon, on est humain, et la fatigue, le stress, tout ça tout ça.. bref.
    Mon mari était comme le tien, il ne voyait pas de mal à donner des petites fessées avant qu’on ait des enfants.. maintenant, il a complètement changé d’avis ! Ils sont bien nos hommes :p

    • On a une bonne influence sur nos hommes surtout 😉
      Mais oui, c’est vrai que c’est dur, avec la fatigue, de ne pas crier, de garder son calme… Mais on va y arriver, il faut y croire! :)

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