Ma maman …

Comme toutes les filles, je crois, il y a eu des hauts et des bas dans la relation avec ma mère. Je suppose que c’est un passage obligatoire pour s’affirmer en tant que femme, que de s’opposer à la figure maternelle…

Mais je sais également que sans tous ces hauts et ces bas, nous n’aurions pas la relation que nous avons aujourd’hui, et que j’apprécie tant!

Petite, j’étais très fusionnelle avec ma mère. Je mettais ma mère sur un piédestal : c’était la plus belle, la plus intelligente, la plus créative, la plus gentille.
Nous étions très complices, je lui confiais énormément de choses (il m’était impensable de sortir avec un garçon sans en avoir d’abord parlé avec ma maman!).

Et puis, elle avait ce don de me faire me sentir merveilleuse, même lorsque je me sentais minable. Lorsque je me loupais à une compèt de sport ou à un examen de musique, quand le garçon dont j’étais amoureuse m’envoyait bouler, quand je me tapais la honte devant tout un groupe…
A chaque fois, elle trouvait les mots justes pour que ces moments délicats ne deviennent qu’un banal souvenir.

IMGP1928

J’ai l’impression qu’elle a toujours été fière de moi, et savoir qu’elle ressentait ça m’a toujours poussé à faire au mieux, pour être à la hauteur de ce qu’elle voyait en moi. Pas parce qu’elle serait déçue en cas d’échec, mais plutôt parce que je voulais voir moi aussi ce qu’elle voyait…

Mais j’ai grandi, l’adolescence est passée par là… Je ne crois pas avoir été une ado rebelle ou difficile, mais j’étais un esprit assez torturé à cette époque, pour diverses raisons. Alors je me doute que ça n’a pas été facile à suivre pour mes parents…
J’ai pris des distances, parce que verrouiller mes sentiments était plus facile que de m’ouvrir.

DSCN2737

Et je suis devenue maman… La transition n’a pas été facile, tant pour ma mère que pour moi. Il fallait qu’elle accepte que je sois à mon tour une mère, et pas seulement sa fille. Il fallait que j’accepte qu’elle devienne grand-mère, et plus seulement ma mère… Et puis le classique « choc des générations », face à ma manière de faire, qui l’a un peu surprise au début.

Mais comme à chaque fois, elle a fini par me faire confiance, et à nouveau me faire sentir comme étant une mère formidable, parce qu’à ses yeux, je le suis, malgré mes nombreuses imperfections, elle s’attache à ne garder que le bon en moi.

Et puis il y a eu cette dispute, l’année dernière. Une grosse engueulade qui a débuté sur un malentendu, mais qui nous a au final beaucoup rapproché, car nous avons parlé à cœur ouvert de nos ressentiments. Et depuis, je dois avouer que j’adore la relation que nous avons. Nous nous appelons régulièrement, on se voit un mercredi sur deux, des fois plus, et je peux lui parler de tout, sans avoir peur de son jugement…

C’est pourquoi aujourd’hui, à l’occasion de la fête des mères, je voulais lui dire : « Maman, je t’aime! » Parce que ce sont des mots que j’ai beaucoup de mal à dire, mais j’espère qu’elle sait que c’est le cas, même si je ne les lui dit pas souvent!

carte-fete-maman-fille

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *