Le Baby blues

Une fois bébé arrivé, tout n’est pas tout beau tout rose, certaines d’entre nous vivent un moment un peu difficile, un mélange entre le bonheur d’être maman, et l’angoisse et l’inquiétude que cela implique, mais dont il est un peu tabou de parler. C’est le « baby blues ».

Déjà, avec l’accouchement, s’opèrent de gros bouleversements hormonaux, qui n’aident pas vraiment à garder le moral…

En effet, il faut être honnête, une fois l’accouchement passé, on se sent généralement mal dans notre corps. L’accouchement laisse des séquelles, plus ou moins lourdes et plus ou moins visibles, mais qui n’en restent pas moins difficiles à supporter. D’une part, il y a les conséquences de certains actes « chirurgicaux », comme l’épisiotomie, mais j’imagine que les forceps, les ventouses, et pire encore, la césarienne, ne nous laissent pas au meilleur de notre forme.

Et puis le ventre, après 9 mois à s’arrondir et a augmenter de volume de façon exponentielle, tout cela ne disparaît pas du jour au lendemain.

En ce qui me concerne, j’ai eu beaucoup de mal à accepter les changements de mon corps, même si je pense avoir eu de la chance, car pour chacune de mes grossesses, je n’ai pris que peu de poids (12 et 10kg), je n’ai pas eu de vergetures, mais malgré tout, mon corps a changé…

Et puis il y a le moral. On se sent perdue, souvent, face à ce petit être qu’on ne comprend pas toujours. Pour ma part, j’avais peur de mal faire, de le blesser, de tout faire de travers. C’est difficile de se faire confiance, d’accepter ce nouveau rôle que l’on endosse. Mon chéri travaillant assez tard, je me retrouvais seule face à tous mes doutes, et je ne suis pas d’un caractère à m’épancher pour recueillir les conseils et avis des autres…

Sans compter le rythme des premières semaines, où mini-loup mangeait de façon anarchique (ce qui est normal). Et un bébé, quand il a faim, on ne le fait pas patienter, on lui donne à manger, car la faim est un sentiment très violent chez un bébé, on dirait qu’il passe directement au stade de l’enfant affamé! Alors avant de comprendre son rythme et de savoir anticiper cette faim-là, il faut être réactif… Et là, c’est un peu le couple qui en prend un coup. Ben oui, mini-loup ne trouvait rien de mieux que d’avoir faim en même temps que nous, du coup dés qu’on se mettait à table, il réclamait. Ca peut paraître bête, mais le fait de ne pas pouvoir manger ensemble pendant plusieurs jours d’affilée m’inquiétait au plus haut point, j’avais l’impression que ça serait toujours comme ça, que ça allait nous éloigner (bon, au final, ça n’a duré que peu de temps, mais les hormones jouant, c’est quelque chose qui m’avait vraiment paniqué).

A la naissance de ma deuxième, je pensais que ce serait plus facile, après tout, j’avais déjà vécu tout ça auparavant. Mais non, ça a été pire! Je me suis sentie complètement dépassée, je n’arrivais pas à comprendre le rythme de ma petite louve, j’avais du mal à trouver le temps de m’occuper du grand, j’avais l’impression d’être la plus mauvaise mère qui soit, à laisser de côté mon mini-loup pour ne même pas réussir à m’occuper correctement de ma petite louve. J’avoue que j’ai craqué plusieurs fois, à me mettre à pleurer devant mes louveteaux tellement j’étais désemparée.

Mais c’est vrai qu’à chaque fois, mon mini-loup se précipitait pour me consoler, avec toujours les mêmes mots : « ne pleure pas maman, je suis là, je te protège »… Comment résister ? Après tout, le rôle de maman, c’est LE rôle de ma vie, et je compte bien le jouer de la meilleure manière possible. Alors à chaque fois, je me suis ressaisie, j’ai acceptée ce rôle, et toutes les responsabilités qui vont avec, j’ai assumé. Et une fois l’assurance revenue, ce foutu « baby blues » a disparu pour de bon! 

Alors bien sûr, de temps en temps, j’ai des doutes, je m’interroge sur comment faire telle ou telle chose, mais je l’assume aussi, je demande un peu plus facilement conseil. J’ai fait ce que je sais faire le mieux, j’ai planifié, organisé ma journée pour réussir à gérer les bains, les repas, les siestes,… et je profite de mes louveteaux au maximum, parce que malgré tout, ça passe trop vite!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *