Jusqu’à quel point faut-il stimuler son enfant?

A chaque instant, un enfant apprend. Que ce soit en jouant, en discutant, en écoutant une histoire, en prenant une douche, en s’habillant… Il découvre de nouvelles techniques, une certaine logique, de nouveaux mots, etc, qui lui permettent de se développer et de se construire.

IMG_0734

Du coup, il est tentant d’essayer de « créer » ces moments d’apprentissages. Surtout lorsqu’on lit des phrases toutes faites comme quoi « Tout se joue avant 6 ans », ou le fait qu’il y ait des « périodes sensibles » à ne pas rater si on ne veut pas que « l’occasion d’une conquête naturelle soit perdue à jamais ».

Avec toutes ces grandes phrases prononcées par des experts de l’éducation, nous, parents, sommes forcément un peu stressés à l’idée de rater le coche pour nos loulous, et par la même occasion de leur gâcher la vie (carrément!).

Du coup, on essaie de les stimuler, de les éveiller un maximum en leur proposant des tas d’activités manuelles/intellectuelles/motrices/langagières…

Et c’est bien, dans l’absolu! Sauf qu’il ne faut pas tomber dans l’excès inverse, à savoir gaver nos loulous d’un trop-plein d’informations, ou encore insister lourdement sur un apprentissage qui nous semble important, jusqu’à ce qu’ils y arrivent.

Je sais que je suis tombée dans cet excès à quelques reprises, notamment quand mon petit loup essayait de marcher.
La norme voudrait qu’à 1 an, un enfant marche. On entend d’ailleurs souvent les discussions de mamans avec ces phrases qui reviennent systématiquement : « Quoi? Il ne marche toujours pas? Moi il a marché à 10 mois! Oh oui, il était en avance! » Le tout sur un ton dédaigneux pour les autres, et empli de fierté pour sa progéniture…

L’exemple s’applique tout aussi bien (voire encore plus!) avec la propreté, le vocabulaire, l’écriture de son prénom… Et même pour les dents!

Et cette comparaison n’apporte rien de bon, parce qu’après tout, chaque enfant est unique, et avance à un rythme qui lui est propre. Le bousculer pour qu’il rentre dans les cases ne l’aidera pas, bien au contraire!

Preuve en est. Un peu stressée que mon louveteau ne marche toujours pas à 13-14 mois, je ne cessais d’essayer de le faire marcher… Sauf qu’il n’était tout simplement pas prêt! Et ce n’est que quand je l’ai accepté et laissé tranquille que POUF, il a fini par faire ses 3 premiers pas (bon, il a pris son temps pour les suivants, mais c’est son tempérament, et du jour où je l’ai accepté, tout a été pour le mieux!).

Sauf que j’ai réitéré avec la propreté, stressée par les remarques de la nounou.
Et une fois encore, ce n’est que quand j’ai lâché du lest, et demandé à la nounou d’en faire autant, que mon petit loup s’est détendu face à cet apprentissage, et est devenu propre 15 jours plus tard…

Tout ça pour dire que oui, accompagner un enfant en répondant à sa demande, ou en essayant régulièrement de lui proposer des activités stimulant de nouveaux apprentissages, c’est intéressant pour lui.

Mais il faut faire bien attention, je crois, à ne pas tomber dans un excès qui pourrait bloquer l’enfant et provoquer l’effet contraire à celui recherché, en stoppant net ses progrès!

Et puis de temps en temps, il faut aussi le laisser s’ennuyer, parce qu’on apprend aussi énormément lorsqu’on s’ennuie! On fait travailler son imaginaire, sa créativité, on se retrouve aussi en tête à tête avec soi-même, et c’est important pour mieux se connaître…
Et on assimile toutes les nouvelles choses que l’on a pu apprendre!

C’était ma participation aux Jeudis éducation organisé par Wonder mômes (tout est expliqué par là). Le thème proposé cette semaine était : « La gestion des apprentissages »

macaron-rdv-education grand

Et chez vous, comment vous gérez ?

Ils parlent aussi éducation :

11 Commentaires

  1. Je suis bien d’accord. Je pense que chaque enfant est unique et qu’avant de le noyer sous des tas d’activités, il est préférable de d’abord voir où il en est et si il est prêt à répondre à nos sollicitations (mais bon, j’ai fait comme tout le monde hein, j’ai cédé à la pression de la « norme » bien souvent). Bisous

  2. Retour PingDevenir bilingue, le projet de WonderBoy - Wondermomes

  3. C’est l’avantage de vivre en autarcie et de rien y connaitre en bébé, on suit notre rythme sans trop nous faire emmerder. Et si d’un côté ça pêche elle a jusqu’à ses 3 ans pour aller à son rythme, après elle sera coincée par l’école :/

  4. Retour PingLe laisser apprendre à son rythme #Jeudis éducation | Happy Mother-le blog

  5. Nous sommes bien d’accord, il faut laisser à chaque enfant son temps et aussi le temps de s’ennuyer un peu… afin que les idées germent.
    En tant que mamies, nous avons plus de recul et peu nous importe que nos petits-enfants marchent à 18 mois ou soient propres à 3 ans et demi, in extremis pour rentrer à l’école.
    Nous dirions que notre rôle de mamies n’est pas de les stimuler, mais de les éveiller. Pour nos aînés de 5 et 6 ans ça passe, entre beaucoup d’autres choses, par une ouverture aux sciences, à l’Histoire, aux autres pays et cultures… Découvrir ces futures « matières scolaires » dans le plaisir de l’expérience partagée ou de la lecture avec Mamie nous semble un bon moyen de leur donner curiosité et appétit d’apprendre.
    Pour nos petites, qui on un peu moins et un peu plus de 2 ans, nous nous contentons pour le moment de rire et jouer avec elles, en nous laissant guider par leur désir du moment.

    • C’est vrai que c’est probablement plus facile pour les grands-parents de dédramatiser les petits « retards », vous êtes déjà passés par là et savez bien que tôt ou tard, chaque enfant arrive à tout :)
      Complètement d’accord avec tout ce que vous avez écrit! :)

  6. félie et ses monstres gentils

    Je suis d’accord avec toi, chacun va à son rythme. Ici nous avons le « souci » avec les plus grands par rapport au sport, on habite sur une station de ski et tous les gosses en font parfois à outrance dans des clubs, font des compétitions, etc … Mais pas les miens, ils font un peu de sport mais sont déjà pas mal fatigués de leur semaine.
    Alors je me verrais mal les forcer, les pousser pour qu’ils aient un niveau encore meilleur et qu’au final, ils ne prennent plus plaisir.

    • C’est sûr! Quel intérêt qu’ils fassent un sport si ils n’y prennent pas plaisir! Ce n’est pas parce qu’on a la possibilité de faire quelque chose qu’on est obligé de le faire! :)

  7. Retour PingApprendre à faire du vélo à son enfant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *