Est-ce plus difficile d’élever une fille?

 

Lorsque j’étais enceinte et que nous avons appris que nous attendions une fille, j’étais aux anges, puisque je voulais absolument une fille !
Mais bizarrement, autour de nous, plusieurs personnes nous ont lancé des « Bon courage! » « Ouhla! Avec une fille, ça va être plus compliqué! » « Ah ah, vous allez en chier à l’adolescence »…
Bon, ça va, ce n’était pas des gens très proches, mais quant même, ça nous a un peu vexé sur le coup!

Et ça a soulevé une question qu’on ne s’était pas forcément posée : Est-ce qu’élever une fille, dans notre société, est plus compliqué qu’élever un garçon?

A priori, on dit souvent que les petites filles sont plus sages, plus calmes, plus intelligentes en avance que les garçons… Donc sur le papier, ça a l’air plus facile, d’élever une fille non ?

Alors j’ai lu un peu (pas trop hein, parce que moi, les bouquins d’éducation, ça me gonfle vite :p), et j’ai découvert le terme « d’hypersexualisation » dans un bouquin d’un certain Steve Biddulph.

En gros (j’ai pas tout lu, alors désolé si je fais des raccourcis), si j’ai bien compris, avec les clichés relayés par les médias montrant la femme ultra sexy, mince à souhait, hyper lookée et maquillée, les filles passeraient beaucoup trop rapidement à l’adolescence, et seraient donc plus fragiles car trop jeunes pour supporter correctement cette phase.

Ok… Bon… Je ne peux que m’incliner, c’est assez logique et évident…

La mienne a 15 mois, alors je me dis que j’ai encore un peu de temps pour trouver une solution… Mais comme je suis une nana un peu angoissée, je me projette déjà (et je stresse un peu).

Toujours d’après monsieur Biddulph, pour contrer ce phénomène, il faudrait que nos filles soient entourées de « modèles » adultes solides, et variés… Donc je compte sur ma frangine, mes copines, ma mère et ma belle-mère pour donner le bon exemple à ma puce 😉
Après tout, il paraît qu’il faut tout un village pour élever un enfant, alors pourquoi pas toutes les générations féminines disponibles?

Mais bon, je compte aussi sur des valeurs que je vais essayer de lui inculquer très tôt. J’espère pouvoir créer et conserver un climat de confiance avec elle, et de confidence, pour qu’elle se sente libre de partager ses sentiments sans être jugée… Evidemment, j’ai peur qu’elle souffre, une fois à l’adolescence, comme j’ai pu souffrir au collège (je vous en parlais dans cet article sur le harcèlement scolaire)
J’espère lui montrer que les femmes sont fortes, avec ou sans les hommes, pour qu’elle ne devienne pas dépendante d’un garçon…
J’espère réussir à lui faire comprendre qu’elle est belle, telle qu’elle est et sans artifice…

Et surtout, j’espère l’aider à être assez forte pour devenir l’adulte qu’elle souhaitera, assumée et sûre d’elle… Parce que c’est bien beau de vouloir tout ça pour elle, mais je ne peux pas deviner encore ce qu’elle, elle voudra. Et c’est pourtant ça qui est le plus important…

Quoiqu’il en soit, quelques soient les choix qu’elle fera, ce sera toujours ma petite louve adorée! Et j’espère qu’elle gardera son si beau sourire…

Et vous, est-ce que c’est quelque chose qui vous inquiète un peu?

C’était ma participation au rendez-vous de Valérie, du blog Wondermômes, pour les Jeudis éducation.
Le thème était « élever une fille »

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9 Commentaires

  1. Très jolie sourire en effet !
    Quant à savoir si c’est plus dur d’élever une fille, à moi on a dit la même chose puis comme elles étaient polies et intéressées par pas mal de choses, on m’a dit que c’était parce que j’avais des filles, que c’était plus facile, lol !
    Pour ma part je crois que ça n’a rien à voir : avec une éducation sexualisée oui il peut y avoir des difficultés particulières aux filles ou garçons (hypersexualité pour les filles, bagarres et risques physiques plus fréquents pour les garçons), mais dans les faits je crois que c’est essentiellement lié aux fréquentations et aux liens tissés.
    Mes filles ont 18 et 15 ans, oui il y a eu des différences à l’adolescence, mais non je n’en bave pas à cause d’une adolescence rebelle… par contre c’est un âge où ils sont tous plus fragiles.
    En attendant profite !! A 18 et 15 ans elles ne me sautent plus dessus avec un sourire immense comme celui de ta fille, disons que c’est différent. 😉

    • Merci :)
      Oui, tu as raison, je pense que les fréquentations sont un élément essentiel! Et c’est sûr que l’adolescence, c’est un âge où l’on est fragile, je me rappelle encore très bien de la mienne…
      Et oui, je compte bien en profiter, ça passe tellement vite!

  2. J’espérais autant que je redoutais d’avoir une fille. J’avais des tas de peurs plus ou moins fondées et notamment la hantise des troubles du comportement alimentaire.
    La nature m’a simplifié les choses, j’ai eu un garçon.

    • Ah bah tu vois, je n’y avais même pas pensé aux troubles alimentaires!
      De toute façon, que l’on est un garçon ou une fille, on n’a pas fini de s’inquiéter pour eux je pense…

  3. Retour PingLes jeudis éducation # Elever une fille

  4. Retour PingLa fifille à son papa ! -

  5. Ah bah c’est marrant j’ai un brouillon sur le même thème ! J’aurai su j’aurai essayé de m’y coller à temps.
    Je partage à peu près tout ton propos cela dit, cela aurait été une redite !

  6. Retour PingEst-ce la même chose d’élever une fille ou un garçon ? – Ma vie de maman louve

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