Education positive ?

smilie-678967_640Bon, ça a l’air un peu pompeux comme ça, en plus je suis loin d’être la mère parfaite toujours calme et qui trouve toutes les réponses face au comportement de son fiston!

Non, j’écris cet article plutôt pour vous faire part de ma vision à moi de l’éducation positive, que j’essaie d’avoir avec mes loulous (bon, pour l’instant, je m’appuierai surtout sur mon expérience avec le Mini-loup, car avec la petite louve, je ne parle pas encore d’éducation).

De ce que j’ai pu lire sur le sujet, et je peux vous dire qu’on trouve BEAUCOUP de choses là-dessus, c’est très à la mode, il y a plusieurs termes qui reviennent souvent : une relation parent/enfant « gagnant-gagnant », pas de fessée ni de punition mais de la discussion, de l’empathie, pas de cri mais plutôt une formulation mettant en avant les sentiments du parent et de l’enfant…

Sur le papier, c’est bien beau, mais concrètement, dans la réalité on fait comment ?
En ce qui me concerne, je suis loin d’appliquer tous ces concepts, mais je crois quand même qu’on (ben oui, j’ai tendance à dire « je » parce que c’est moi qui écrit, mais les décisions sur l’éducation des enfants, on les prend à 2). Bref, je crois qu’on tend quand même vers une éducation positive de nos loulous.

Selon moi (et pas que moi hein, c’est une théorie relativement répandue), un enfant n’est pas un mini-adulte, il ne réagit pas comme nous face à la contrariété, la frustration, la fatigue… Du coup, on ne peut pas s’attendre à ce qu’il réagisse comme on le ferait. Et c’est pas toujours évident, car on a tendance à vouloir contrôler ses émotions (surtout hors de la maison) pour qu’il « rentre dans le moule » (et pour être honnête, pour ne pas se taper la honte devant tout le monde).

egg-100808_640Du coup, ce qu’on essaye de faire, au lieu de se fâcher parce qu’il n’a pas la réaction qui nous semble adéquate, c’est de dialoguer, lui expliquer pourquoi ce qu’il fait ne convient pas (sans lui dire c’est pas bien), en essayant de lui montrer qu’il faut s’adapter à ce qui nous entoure (par exemple, quand on est dans un magasin, ne pas se mettre à chanter à tue-tête, même si à la maison, on adore, quand il y a du monde autour, on ne peut pas…)

Nos 7 bonnes résolutions pour essayer d’apporter une éducation positive à nos louveteaux :

  • Pas de fessée (pour l’instant, on s’y tient sans difficulté, mais il n’a que 3 ans…) : bah oui,sachant qu’on dispute le loulou si il tape, on ne va pas lui apprendre à ne pas taper en le tapant lui, c’est stupide.
  • On punit quand même, mais l’une des seules punitions que l’on donne, c’est d’envoyer le mini-loup au coin. Mais il ne le voit pas comme un endroit qu’il craint, c’est plus un « défouloir », pour se calmer quand il est très en colère ou qu’il est tellement énervé qu’il n’écoute plus. Une fois calmé, on va le retrouver et on verbalise tout ce qui s’est passé (pourquoi il était fâché, pourquoi nous ne l’avons pas accepté, comment il faudra faire à l’avenir si cette colère revient…). Et on finit avec un gros câlin. Mais encore une fois, notre mini-loup a un tempérament assez cool, du coup il n’y va pas souvent. On confisque aussi ses jouets de temps en temps (mais ça c’est quand il provoque. La dernière fois, il ne voulait pas ranger ses jouets. On lui a dit que si c’était nous qui les rangions, on les confisquerait, il a rigolé, on en a pris un. Il nous en a tendu 2 autres en riant, on les a confisqué aussi. Là, il n’a plus rigolé, et il a récupéré ses jouets le lendemain. Il n’a plus recommencé)
  • On essaie d‘adapter nos exigences aux compétences de notre loulou, en fonction de son âge et de sa compréhension, forcément, puisque si le mini-loup ne comprend pas ce qu’on attend de lui, il va s’angoisser, et faire le contraire de ce qu’on attend.
  • Accepter les émotions et les sentiments du mini-loup. C’est à dire accepter que mon louveteau se mette à pleurer lorsque je lui demande d’aller au bain, parce qu’il est frustré d’arrêter de jouer, qu’il voudrait continuer car il sait que le bain marque la fin de la journée, c’est suivi par le repas puis le dodo… Du coup, on essaie encore une fois de verbaliser, de mettre des mots sur ce qu’il ressent pour que lui aussi comprenne mieux (bon, ça a un inconvénient, après il s’en sert comme excuse, du coup quand il fait une bêtise, il nous dit que c’est parce qu’il est fatigué :p le petit malin).
  • Essayer de ne pas trop crier (c’est, je pense, le plus difficile, car il faut aussi tenir compte de nos émotions à nous en temps que parent, on est fatigué aussi, on n’a pas forcément le temps, ni l’envie à ce moment là, du coup on peut vite monter en pression…). Mais encore une fois, c’est important, car on gronde le mini-loup quand il crie, alors comme pour la fessée, comment faire comprendre à un enfant qu’il ne faut pas crier en lui criant dessus… Ca n’a pas de sens. En ce qui me concerne, j’essaie juste de changer de ton. Quand je commence à être énervée, je parle un peu plus sèchement, ma voix est plus dure (et il comprend vite que je ne rigole plus). Il faut essayer de moduler sa voix mais sans monter dans les décibels…
  • Essayer d’évite le « non », en le remplaçant par « ce n’est pas possible… », moins négatif. Ca, ça vient de ma nounou, un excellent conseil je trouve, et en plus qu’elle applique avec mes enfants.
  • Ne pas apprendre à l’enfant à simplement obéir, juste parce que « c’est comme ça », il faut lui apprendre à s’adapter, à comprendre le monde qui l’entoure pour qu’il puisse s’y faire une vraie place quand il sera adulte. C’est Mme Montessori qui disait (allez, une fois n’est pas coutume, une petite citation pour finir :p) : « N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui, ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. » Et je trouve que c’est très vrai. En voulant imposer toutes nos règles aux enfants, en leur disant « c’est comme ça et pas autrement », on en fait des enfants obéissants, certes, mais on oublie le plus important. Il faut qu’ils soient capables d’analyser, de comprendre et de choisir le bon comportement en fonction de la situation à laquelle ils sont confrontés.

Voilà dans les grandes lignes ma vision de l’éducation positive. Le plus important pour moi est la communication (un peu comme pour tout dans la vie d’ailleurs). Je me dis que c’est ce qui leur permettra d’être les mieux armés pour affronter le monde dans lequel on vit.
Et vous, question éducation à la maison, ça se passe comment ?

3 Commentaires

  1. Bravo pour ton post sur l’éducation positive ! ce sujet m’intéresse aussi en ce moment (on se demande pourquoi… 😉 ) je suis en train de potasser plusieurs livres sur ce thème, mais je rejoins assez ton résumé. Courage ! 😉

  2. Merci, c’est pas tous les jours facile. Surtout en ce moment, où je commence à saturer un peu d’être à la maison H24 avec les loulous (bah oui, en arrêt depuis fin janvier, c’est long, même si je les adore). Du coup ma patience est bien moindre ces derniers temps… Je pense que la reprise de septembre va nous faire beaucoup de bien! :)
    Bon courage pour tes lectures, car c’est un sujet qui prolifère ces derniers temps, tu vas avoir de quoi potasser 😉

  3. Retour PingNon, je ne taperai pas mon enfant ! [Journée de la non-violence] – Ma vie de maman louve

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *