Secrets pour savourer des repas sains avec nos enfants (guest post par helene skantzikas)

On me demande souvent quels « trucs » je dois faire pour que mon tout-petit mange bien ou comment je fais face au rejet des aliments et à d’autres problèmes à table.

Je suppose qu’on peut dire que j’ai un mantra, des mots que notre vie de famille mange d’ici :

Confiance, Respect, Modèle, Accepter, Ralentir et Profiter.

Probablement à cause de mon milieu familial et culturel (français), j’avais confiance en mon approche de la nourriture, et l’introduire à mon fils me semblait naturel. Au fur et à mesure que j’en apprenais davantage sur RIE (grâce à Janet), je me suis rendu compte que j’appliquais beaucoup des grands principes de l’éducation respectueuse et consciente à mon attitude envers la nourriture et les repas avec mon tout-petit.

Trust

Depuis que mon fils est bébé, j’ai confiance qu’il sait ce dont son corps a besoin et qu’il est capable de déterminer la quantité de nourriture qu’il doit manger. J’ai confiance et je sais que les enfants ne meurent pas de faim. J’offre donc une variété d’aliments riches en nutriments et savoureux en quantités raisonnables, en le laissant décider de la quantité à manger, et à son propre rythme dans les limites des heures de repas.

Tout comme nous ne dirigeons pas le jeu de notre enfant, mais lui faisons plutôt confiance pour choisir les activités dont il a besoin en ce moment, nous ne devrions pas diriger l’alimentation de notre enfant, mais plutôt faire confiance à son corps. Notre confiance apprend à nos enfants à se faire confiance et à s’écouter.

L’adoption de cette confiance aide à soulager le stress, l’anxiété ou même la panique des repas (est-ce que mon enfant mange assez ? est-ce qu’il aimera ce que je lui prépare ?) Dans cet environnement détendu et sans stress, les enfants commencent à créer des associations positives avec les repas et la nourriture.

Cette fiducie comporte également des avantages. Comme nous faisons confiance à nos enfants et respectons leur désir ou leur refus d’un aliment sans en tirer de conclusions (comme « Il déteste ma cuisine », « elle déteste tous les légumes », « il est difficile »), nous créons un environnement alimentaire ouvert, sûr, propice à l’essai de nouvelles choses et, espérons-le, stimulant la curiosité pour la nourriture.

La nourriture est un domaine évident pour beaucoup d’enfants pour tester leur pouvoir et leur contrôle. Il est particulièrement important de ne pas se lancer dans cette lutte avec eux. Lorsque vous acceptez leur décision de ne pas manger quelque chose, vous leur dites : « Tu contrôles ton corps, il t’appartient. » »

Ils peuvent aussi rejeter un aliment pour voir notre réaction, en utilisant l’aliment comme outil de test. Et elle est efficace. Lorsqu’on les teste de cette façon, afin de maintenir la confiance et l’ouverture d’esprit à l’égard de la nourriture, nous devons rester nonchalants (c.-à-d.confiants), c’est-à-dire réalistes. »Tu ne veux pas goûter ça maintenant. Ça ne te plaît pas. Peut-être un autre jour. »

Parce que de nombreux facteurs peuvent faire partie du rejet d’un aliment — croissance, dents, humeur, tests, agitation, fatigue et pas seulement un vrai goût ou une aversion pour une saveur, la clé est de proposer à nouveau des aliments plusieurs fois. Si le rejet se répète, réessayer quelques mois plus tard au fur et à mesure de l’évolution des goûts. J’ai appliqué cette méthode de façon constante avec mon fils depuis qu’il a commencé à manger des aliments solides à 6 mois, et bien qu’il ait certaines préférences, j’ai constaté qu’il n’y a pratiquement aucune nourriture qu’il n’aime pas vraiment.

Respect

L’approche respectueuse de la nourriture (et de tous les domaines de la vie d’ailleurs) avec nos enfants est d’éviter toute manipulation : ne jamais utiliser la nourriture pour distraire, corrompre, punir, ou comme un moyen à toute fin. Il ne devrait pas y avoir d’enchevêtrement émotionnel lié à la nourriture (par exemple : « Pas de dessert si vous ne mangez pas vos légumes », « une dernière cuillère pour maman », offrant des collations pour occuper ou distraire un enfant…)

Respecter nos enfants, c’est aussi éviter les étiquettes.

De la même manière que je trouve qu’il est limitatif et injuste d’étiqueter un enfant comme « timide » s’il se tait, je ne vois rien de positif à étiqueter un enfant comme « un mangeur difficile ». De telles attentes ont tendance à se réaliser d’elles-mêmes. Si nos enfants ne sont pas d’humeur à manger un certain jour, ce n’est pas à prendre personnellement. Ils ne nous rejettent pas, ni nous, ni notre dur labeur dans la cuisine. Ils ne sont pas ingrats ou difficiles. Ils sont à l’écoute de leur corps.

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