En période de transition, nos enfants ont besoin de sentir notre amour (6 façons d’aider)

Grace a raconté l’histoire de la transition stressante de son fils aîné, le « grand frère », qui démontre le pouvoir de guérison des pratiques parentales respectueuses.

Mon plus jeune bébé Ben était à l’USIN et est sorti avec des lésions cérébrales, donc les mois après sa naissance ont été très stressants. Tout notre temps et toute notre énergie ont été consacrés à l’aider et à l’emmener à ses rendez-vous.

Un jour où Ben avait environ quatre mois, mon fils aîné (presque quatre ans) m’a dit calmement qu’il ne se sentait plus aimé. Ma première réaction a été de dire : « Ah, ne ressens pas ça, on t’aime tellement », mais j’ai pensé à toi et j’ai arrêté. Je lui ai dit qu’il devait se sentir très triste et seul, et que je comprenais qu’il devait être difficile pour lui de se sentir mal aimé. Je lui ai demandé quand il s’était senti aimé pour la dernière fois, et il m’a dit que c’était la veille de la naissance de Ben. Je l’ai rassuré que nous l’aimions beaucoup et je lui ai dit que je lui demanderais chaque jour comment il se sentait. Nous nous sommes vraiment concentrés, non pas sur l’ajout de gâteries supplémentaires ou sur le fait de laisser tomber les limites, mais sur le fait de dire des mots gentils, de passer du temps en tête-à-tête, de donner beaucoup d’affection et d’expliquer en profondeur ce qui se passait avec Ben (par exemple, exactement quel rendez-vous ou thérapie avait lieu et pourquoi nous étions stressés). Après quatre semaines et demie de malaise, il a finalement dit que oui, il savait qu’il était aimé et qu’il se sentait à nouveau heureux.

Merci de nous avoir donné les outils pour l’aider à traverser cette période très difficile.

– Grace

L’histoire de Grace commence par une brillante « victoire ». Son enfant de 4 ans se sentait assez à l’aise et confiant pour savoir ce qu’il ressentait et pour l’exprimer. Bravo, Grace !

Grace a ensuite mis en œuvre ces directives importantes :

1. Accepter tous les sentiments avec ouverture et curiosité. Laisser les sentiments être est facile à dire mais difficile à faire quand nos enfants partagent leurs griefs, leur négativité, leur déception, leur colère (surtout anger), ou tout autre chose qui est inconfortable à entendre. Mais si nous suivons l’impulsion que bon nombre d’entre nous ont de rendre ces sentiments instantanément mieux, de les éteindre ou de les décourager, nous mettons également fin aux conversations qui sont précieuses pour les parents. La retenue de Grace lui a permis, ainsi qu’à son fils, d’explorer ses sentiments et d’élaborer un plan pour y faire face. La plupart d’entre nous espérons être la personne à qui notre enfant se confie, et faire face à ces situations avec courage et ouverture est le moyen de s’assurer que.

2. Ne laissez pas les limites et les routines glisser afin d’être plus « doux » avec nos enfants quand ils ne se sentent pas bien. Dans les situations stressantes et les transitions, les enfants ont plus que jamais besoin de la sécurité de nos limites et de notre structure cohérentes.

3. Donner une affection généreuse et sincère, mais pas dans l’intention de réparer les sentiments de nos enfants. Les enfants ont besoin de savoir que nous n’essayons pas d’étreindre leurs sentiments.

4. Réserver du temps en tête-à-tête. Les enfants ont besoin que nous leur montrions que notre relation avec eux est une priorité et qu’ils n’ont pas besoin de jouer pour nous ou de nous divertir pour gagner notre attention. Notre présence suffit.

5. Informer les enfants dans toute la mesure du possible pour les préparer à des situations nouvelles ou difficiles afin qu’ils puissent anticiper ces événements, acquérir un sain sentiment de contrôle et se sentir intégrés à notre équipe. Les enfants ont aussi besoin que nous partagions nos sentiments en termes simples pour qu’ils ne se demandent pas pourquoi nous sommes stressés, peut-être même qu’ils le prennent personnellement et s’inquiètent : Papa est en colère contre moi. Les enfants savent quand on traverse quelque chose. Ils le savent toujours. Donc, nous devrions les remplir chaque fois que c’est approprié.

6. Soyez patient. Laissez les nuages noirs pendre dans l’air aussi longtemps que nécessaire. Grâce à notre patience et à notre confiance, nous transmettons à nos enfants des messages inestimables et sains :

  • C’est sûr et acceptable de ressentir ce que vous ressentez.
  • Vous pouvez être vous-même — partagez même vos pensées les plus sombres.
  • On vous fait confiance.
  • Tous les sentiments passent et vous y survivrez.

(Merci à Grace de m’avoir permis de partager cette histoire. Et encore bravo !)

Je partage plus d’information sur le développement de la santé émotionnelle dans No Bad Kids : Toddler Discipline Without Shame