Ce que je vois dans leurs yeux

Quand je regarde dans les yeux de mes deux louveteaux, je me noie dans une mer de sentiments…

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J’y vois l’amour…

Un amour inconditionnel, sans barrière, sans tabou. Un amour qui n’a pas besoin de mots pour exister, qui est une évidence.
Un amour « infini et au-delà », comme aime à me le répéter mon petit loup… Une référence, vous l’aurez probablement reconnue, à Toy Story, mais qui est en même temps si vrai. Parce que cet amour ne se mesure pas, il est tellement intense, et incassable (ou presque)!

J’y vois l’innocence…

Cette innocence propre aux enfants, qui ne voient pas le mal autour d’eux, qui ne le comprennent pas, et c’est bien ainsi!

Cette innocence, qu’ils vont malheureusement perdre au profit d’un regard plus grave… Pourvu que ce soit le plus tard possible.

J’y vois la joie…

Oh oui, tant de joie dans les yeux de mes louveteaux… Et pour des petites choses tellement anodines, que cette joie n’en est que plus belle!
De la joie pour un yaourt au chocolat, de la joie quand elle me voit arriver le matin au-dessus de son berceau, de la joie quand je lui apporte son parapluie à la sortie de l’école, de la joie quand je la soulève à bout de bras, de la joie quand ils voient rentrer leur père…

Et quelle joie pour moi de pouvoir les rendre heureux avec des choses tellement simples!

J’y vois l’espièglerie…

De l’espièglerie quand il fait ses petites « blagounettes », de l’espièglerie quand elle réussit enfin à attraper un jouet mis en hauteur… De l’espièglerie dans tous leurs moments de jeux avec moi…

Ce petit air coquin qu’ils peuvent prendre, accompagné d’un sourire ravageur qui me fait fondre de bonheur…

J’y vois l’émerveillement…

De l’émerveillement devant un nouveau livre, devant une nouvelle peluche, devant un gâteau que je lui fais…

De l’émerveillement face aux derniers rayons du soleil, face à l’océan, face aux arbres de la forêt… Tout ce qui nous entoure est propice à s’émerveiller. Une feuille un peu biscornue, une châtaigne encore dans sa coque…

Je jalouse leur capacité à s’émerveiller de tout et de rien!

J’y vois la complicité…

Entre eux, leur regard est différent. A peine 8 mois qu’ils sont frère et sœur, et déjà leur lien semble indestructible…
Cette complicité qu’ils ont dans leurs jeux, dans leurs câlins. L’illumination dans le regard de ma petite louve dés que son grand frère s’intéresse à elle…
Ce besoin de l’autre, intense, qui ne les quitte pas.

J’y vois la férocité du loup…

Et oui, malgré son innocence, mon petit loup peut être féroce, dés lors que ceux qu’il aime sont mal…

Avec sa petite sœur tout d’abord, qu’il défend toutes griffes dehors si j’ai le malheur de râler, ou si elle se met à pleurer pendant les soins.

Avec moi, si je suis triste, s’il me voit pleurer, il se jette sur moi et m’étouffe de câlins et de bisous, en me chuchotant que je ne dois pas pleurer, qu’il est là et qu’il me protège…

Et lorsque l’on chahute avec son père, en se jetant des coussins ou autres armes gonflables que l’on a sous la main, mon petit loup se précipite avec ces mêmes armes, et attaque sans pitié son papa!

Et plus que tout, j’y vois la beauté du monde…

Parce que lorsqu’on est un enfant, on ne voit pas la pauvreté, la cruauté, la violence qui nous entourent…

Non, on voit des fleurs, du chocolat et des jeux. On chante, on danse et on rit comme si rien d’autre ne comptait, on vit et profite de l’instant présent, sans se soucier de ce qui pourrait se passer demain!

Et quand je perçois cela, à travers les yeux de mes deux louveteaux, je retrouve un peu de mon innocence d’enfant, et je danse, rit et chante avec eux!

Et rien d’autre ne compte…

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2 Commentaires

  1. C’est joli et tellement vrai! Je me réfugie dans le regard innocent de ma fille quand ça ne va pas, le meilleur remède!

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